La dynastie des Roger de Beaufort

 

Première génération

 

Vers les années 1300, un certain Pierre (I) Roger, originaire du Bas-Limousin où il tenait fief en la Terre des Rosiers, devint seigneur de Rosiers et seigneur de Beaufort. Il serait né vers 1240. On ne connaît pas le nom de son épouse. Il est le père, en autres,  des enfants suivants :

 

 

 

 

 

 

Deuxième génération

 

Pierre II, Évêque de Saint-Pons

Pierre II Roger appartient, selon toute vraisemblance, à l'illustre famille Roger de Beaufort, originaire du Limousin. Il est né vers 1290.

Pierre II est d'abord nommé abbé de Saint-Pons-de-Thomières en 1311. Il est le dernier abbé en titre puisqu'en 1317 le pape "Jean XXII érigea l'Abbaye de Saint-Pons en Evesché, la bulle est datée à Avignon du 18 de février la onzième année de son pontificat".

Pierre II devient alors évêque de Saint-Pons tandis que les moines de l'abbaye forment le chapitre. Les limites du diocèse sont fixées par une bulle papale du 1er mars 1318.

Les revenus de l'évêque sont séparés de ceux du chapitre : une sentence arbitrale, ratifiée par Pierre Roger lui accorde tous les revenus et laisse une rente de 1800 livres aux moines du chapitre. Ces derniers contestent cette répartition !

En 1321, l'évêque doit faire face à une véritable révolte de ses moines qui "rebelles et désobéissants prétendaient être exempts de sa juridiction et subjection, prétendant ne relever en rien de lui au sujet du spirituel". Le pape doit envoyer des émissaires pour calmer le conflit.

Mgr Pierre Roger est décédé en 1324

Guillaume I Roger et Guillemette de Mestre

 

Guillaume I, seigneur de Rosiers, est le fils de Pierre I Roger. Il est né vers 1265. Guillaume I a convolé avec Guillemette de Mestre. Le couple a donné naissance aux cinq enfants suivants :

 

 

 

 

 

 

Guillaume I est décédé en 1313.

 

Troisième génération

 

Guillaume II Roger et Marie de Chambron

 

Guillaume II est le fils de Guillaume I Roger et de Guillemette de Mestre. La source de l’information concernant Pierre I mentionne que « Son petit-fils Guillaume en reçut titre de comte du roi Jean II le Bon » (roi de France; 1350-1364).

 

Les titres de noblesse de Guillaume II sont les suivants : Seigneur, puis vicomte puis comte de Beaufort; Seigneur puis vicomte de Valernes; Seigneur de Rosiers; Seigneur de Saint-Sapin; Seigneur de Chambron; Seigneur de La Bastide.

 

Guillaume II a épousé Marie de Chambron en 1345. Le couple a donné naissance aux dix enfants suivants :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Marie de Chambron est décédée en 1344.

 

Guillaume II Roger se maria en deuxième noces en 1345 avec Guérine de Canillac, fille de Marquis, seigneur de Canillac.

 

Le couple donna naissance aux deux enfants suivants :

 

 

 

Guillaume II Roger s’est marié en troisième noces en 1366 avec Catherine, fille de Lambert Adhémar, seigneur de Monteil. Le couple a eu un enfant :

 

 

 Guillaume II est décédé en 1383.

 

 

Pierre III Roger, puis pape Clément VI

 

Pierre III Roger, seigneur de Rosiers, est le deuxième fils de Guillaume I Roger et Guillemette de Mestre. Il est né à Maumont en 1291.

 

Entré au monastère de la Chaise-Dieu à l'âge de dix ans où il fit preuve d'un étonnant talent oratoire et d'aptitudes particulières en théologie, le jeune homme eut une carrière ecclésiastique spécialement brillante : abbé de Fécamp, évêque d'Arras, Archevêque de Sens, Cardinal, Archevêque de Rouen....

 

Finalement, Pierre III Roger de Beaufort fut élu Pape le 7 mai 1342. Il prit le nom de Clément VI. Surnommé ‘Le Magnifique’, quatrième pape français à résider en Avignon, il fut le premier des souverains pontifes à faire apposer sur les bulles le sceau de sa famille. De ses prédécesseurs, il disait volontiers « qu'ils n'avaient pas su être papes ».

 

Le palais construit par Benoît XII n’était point suffisant pour Clément VI et il fit édifier un nouveau palais. Il fit placer les armoiries de la famille Roger sur l’entrée principale, au dessus du nouveau portail des champeaux. Il fit couvrir les murs de fresques où figurent des scènes champêtres et de chasse.

 

Clément VI était un excellent diplomate doublé d’un galant homme. Il était aussi enclin au népotisme. Il remit leur coiffe à plusieurs nouveaux cardinaux dont Guy de Boulogne, son neveu Nicolas de Besse et son frère Hugues Roger. Il nomma son neveu Pierre IV Roger comme prince de l’Église (cardinal). L’impérant avait alors 18 ans et le pape était son oncle et son parrain. Ce neveu Pierre IV devait devenir le pape Grégoire XI.

 

Clément VI, lors de ses brillantes études è la Sorbonne, était passé maître dans l’art de la scolastique. Cela lui fut un atout sur le trône de Saint-Pierre. Tout au long de sa carrière ecclésiastique et au cours de son pontificat, il se révéla être un remarquable orateur et prédicateur. Il utilisait magistralement la souple prolixité de la langue occitane et était convaincu qu’en français ou en latin beau parler n’écorche point langue.

 

Le Souverain Pontife mit sur pied un nouveau projet de croisade. Il voulait porter le fer contre les infidèles sur les côtes même de l‘empire byzantin où sévissaient les pirates turcs. Il en confia le commandement au Patriarche latin de Constantinople. L’objectif de cette expédition était de s’emparer de Smyrne, port d’attache de Sinan le Juif, amiral de la flotte turque. Cette dernière fut vaincue le 28 octobre 1344 et le havre de la mer Égée, organisé en camp retranché, confié à la garde des Chevaliers de Rhodes.

 

Le monde entier ignorait encore que la plus grande pandémie du Moyen-Àge était déjà aux portes. Des holocaustes furent organisés contre les Juifs rendus responsables de la Peste Noire. Clément VI rendit publique deux bulles papales dont celle du 6 juillet 1348 et celle de septembre dans laquelle il annonçait qu’il prenait sous sa protection les juifs, menaçant d’excommunication ceux qui les maltraitaient. Il autorise les autopsies dans l’espoir de découvrir la cause du mal et sa thérapeutique. Puis il condamne le fanatisme des flagellants qui se répandaient depuis le royaume de Souabe dans le nord de l’Europe et continuaient la chasse aux juifs.

 

Clément VI le Magnifique sentit sa mort venir au milieu d’atroces souffrances. Le 6 décembre 1352, vers midi, à la suite d’une dernière crise aigue de gravelle, il expira. Avant de mourir le pontife avait renouvelé son désir d’être inhumé dans l’abbatiale Saint-Robert de la Chaise-Dieu. Dans le chœur, il avait fait édifier un somptueux tombeau où son gisant de marbre blanc, recouvert d’une couche d’or fin présentant un visage calme qui ne manquait pas de hauteur ni d’une certaine noblesse. Il  l’avait fait entourer par quarante-quatre statues représentant, en  autres, les Roger de Beaufort et leurs alliés.  

 

Yves Renouard jugeant son pontificat a dit de Clément VI : « Sa brillante intelligence, sa clarté d’esprit, son éloquence, son affabilité, son courage, que la peste de 1348 lui donna l’occasion de révéler, ses connaissances théologiques et juridiques, son expérience politique, son habilité diplomatique font de Clément VI un des hommes les mieux doués, les plus complets et les plus remarquables de sa génération. »

 

L’enlumineur qui appartenait à l’école italienne a peint quatre fois et avec des arrangements divers le blason du pape Clément VI : d’argent à bande d’azur accompagné de six roses de gueules mises en orle. Le cœur de chacune des roses a été rehaussé d’un point en or. En bas, elles sont surmontées des clefs terminés par un important quadrilobe garni de pointes extérieure; dans le haut, par une tiare à trirègne munie de deux fanions et dont un bouton surmonté d’une croix orne l’extrémité. 

 

 

 

Hugues, évêque et cardinal

 

Hugues Roger commença sa vie religieuse à l’abbaye bénédictine de Tulle puis passa sous la férule de son oncle Pierre II Roger, abbé de Saint-Pons-de-Thomières. Il fut alors prieur de Pardailhan. À la mort de son oncle, il entra à l’abbaye de Saint-Jean-d'Angély. Ce fut seulement un an avant l’accession de son frère sur le trône pontifical qu’il en fut nommé abbé.

 

Clément VI le sortit de son abbaye, le 13 juillet 1342, pour en faire l’évêque de Tulle et une semaine plus tard, le 20 septembre, il reconnaissait ses immenses mérites en le nommant cardinal-prêtre au titre de Saint-Laurent in Damaso.

Le cardinal de Tulle fit des achats somptuaires : Il acheta aux héritiers de Napoléon Orsini Frangipani, cardinal-diacre de Saint-Adrien, leur palais de Villeneuve-lès-Avignon. Il acquit pour la somme de 62 000 florins d’or la baronnie de Portes-Bertrand, avec la moitié des villes d'Anduze et d’Alès. Puis il s’offrit pour 24 000 livres tournois les fiefs et baronnies de Bouzols, Fay, les Bories, et Servissac, sis à Coubon près du Puy-en-Velay. Avant de mourir de la Peste Noire, le 13 janvier 1348, Élie de Nabinal, patriarche de Jérusalem et cardinal de Saint-Vital, légua par testament Montolivet à Clément VI. Cette simple tour de défense construite sur les hauteurs de Villeneuve-lès-Avignon, fut dès lors flanquée de somptueuses habitations. Le domaine, qui revint dans un premier temps à Marie Roger de Beaufort, nièce du pape, fut racheté par Hugues Roger. Enfin, en 1352, le cardinal de Tulle se porta acquéreur de la ville de Bagnols-sur-Cèze avec les fiefs de Saint-Nazaire, Saint-Gervais, Vénéjan et Gigon. Hugues Roger monnaya de plus une rente sur le péage de Pont-Saint-Esprit à Rainaldo et Jordano Orsini, les héritiers du cardinal Napoléon Orsini. La mort de Clément VI mit un terme à ses achats pharamineux.

Le 4 septembre 1361, Hugues Roger devint Camerlingue du Sacré Collège. Son administration dut être appréciée par ses pairs, puisqu’après le décès d’Innocent VI, le 13 septembre 1362, lors du conclave, il fut élu pape avec une majorité de quinze voix. Le cardinal-camerlingue en fut le premier surpris et refusa cette charge. Il y eut donc un second tour. Onze voix se portèrent sur Raymond de Canillac, cardinal-évêque de Palestrina, autre illustre membre du clan des Roger de Beaufort. C’était insuffisant. Guillaume d'Aigrefeuille l'Ancien, le cardinal de Saragosse, cousin du cardinal de Tulle, proposa alors son candidat, Guillaume de Grimoard. Et l’abbé de Saint-Victor de Marseille fut élu le 28 septembre 1362. Il prit le nom d’Urbain V.[]

 

Hugues Roger, le cardinal qui avait refusé d’être pape, s’éteignit le 21 octobre 1363, à Montolieu, entre Castelnaudary et Carcassonne, dans l’abbaye de Saint-Jean de Mallast où il s’était retiré. Selon ses volontés, son corps fut transporté en Limousin pour y être inhumé dans l’église de Saint-Germain de Mazère qu’il avait généreusement dotée.

 

Nul ne connaîtra jamais les raisons qui poussèrent Hugues Roger à refuser la tiare. Mais il fallait avoir l’incroyable naïveté des anciens hagiographes pour oser affirmer sans rire que le cardinal de Tulle se démit parce qu’il était un prélat rempli d’humilité, uniquement appliqué aux œuvres de sanctification, ou un grand homme de bien menant une vie très austère.

 

 Les armes du cardinal de Tulle se lisent d’argent à la bande d’azur accompagné de six roses de gueules, trois en chef en orle, trois en pointe de bande.

 

 

 

Quatrième génération

 

Guillaume III et Éléonore de Comminges

 

Guillaume III Roger (Beaufort) est le fils aîné de Guillaume II Roger et Marie de Chambron. Il est né en 1332, Guillaume III cumulait les titres de noblesse suivants : comte de Beaufort, vicomte de Turenne, baron d’Alais, baron d’Anduse, baron de Portes et baron de Montclus. Ce fut ce dernier qui quitta le nom de Roger, pour prendre celui de Beaufort, que ceux de cette maison conservèrent seuls.

 

Le mois de décembre 1349 marqua une date décisive dans la fortune des Roger de Beaufort. Le pape Clément VI avait décidé de marier son neveu, Guillaume III à Aliénor de Comminges, la sœur cadette de sa très chère Cécile, la vicomtesse de Turenne. Le Souverain Pontife proposa la somme de 20 000 florins pour acheter la vicomté de Turenne et l’offrir comme cadeau de mariage. Cette transaction fut faite le 26 avril. Guillaume III fut armé chevalier le 26 septembre 1349 et devint vicomte de Turenne.

 

Guillaume III a donc épousé Éléonore de Comminges le 15 décembre 1349. Elle était la fille de Bernard VIII, comte de Comminges.

 

Le couple a donné naissance aux cinq enfants suivants :

 

 

 

 

 

 

Guillaume III est décédé le 28 mars 1394.

 

Pierre Roger, puis pape Grégoire XI

 

Pierre IV Roger de Beaufort est le fils de Guillaume II Roger et Marie de Chambron. Il est né à Rosiers d’Egletons (Corrèze) en 1329.

 

Il doit sa situation, en grande partie, à son oncle, le défunt pape Clément VI, qui l’a poussé vers une carrière ecclésiastique. À onze ans, il est devenu chanoine de Roez et Paris et, huit ans plus tard, il est nommé par son oncle cardinal de Sainte Marie la Neuve. Il a poursuivi ses études à Pérouse, en Italie, sous la direction du célèbre jurisconsulte Baldo degli Ubaldi. Il est devenu un expert en droit très admiré.  

 

Le 29 décembre 1370, Pierre IV Roger de Beaufort est élu pape à l’unanimité, sous le nom de Grégoire XI. Il a fait l’unanimité au conclave grâce à ses qualités de modestie, piété et érudition. 

 

La méditation l’a habitué à la compagnie des livres, dont il est un amateur éclairé, ce qui le porte à la recherche de manuscrits précieux. C’est aussi un amateur de toutes les manifestations de culture. Il a un grand talent de diplomate, ce qui lui est d’un précieux secours pour les difficiles négociations qu’il doit entreprendre. Tout comme son oncle, le pape Clément VI, Grégoire XI a aussi une certaine tendance au népotisme.

 

Le nouveau pape tint à remettre de l’ordre dans l’Église, notamment en instaurant un meilleur respect de la discipline ecclésiastique et en relaçant la chasse aux hérétiques, i. e. l’Inquisition.

 

Pendant ce temps, les conflits reprennent en Italie. Florence, opposée à la politique pontificale, repend les armes et entraîne toutes les villes des États pontificaux dans sa révolte, hormis Rome qui reste fidèle. Cette guerre, dite des Huit Saints, ensanglante la Péninsule. Grégoire XI, qui a demandé des navires pour septembre 1376, saisit l‘occasion de son départ pour faire d’une pierre deux coups. Il engage les routiers de Grandes Compagnies, qui n’ont jamais cessé de sévir en France, pour étouffer la révolte florentine. Les négociations ne se déroulent pas sans mal et lui coûtent cher.

 

Débarrassés de ces soudards, le pape reçoit, le 28 juin 1376, Catherine de Sienne. La future sainte plaide pour la paix, la croisade et le retour du Saint Siège à Rome. Grégoire XI est prêt. Le 13 septembre de la même année, il quitte Avignon et, après maintes péripéties, il arrive sain et sauf à Rome le 16 janvier 1377. Il mourra dans la nuit du 26 au 27 mars, exténué par les intrigues et les luttes.  

 

Dernier pontife français jusqu’à nos jours, il restera également dans l’histoire comme le dernier pape incontesté d’Avignon. Après sa mort s’ouvre le grand Schisme d’Occident (1378-1417) où règneront deux papes, l’un à Rome, l’autre à Avignon, ce dernier considéré comme antipape.

 

Le blason du pape Grégoire XI est très semblable à celui de Clément VI : d’argent à bande d’azur accompagné de six roses de gueules mises en orle. Le cœur de chacune des roses a été rehaussé d’un point en or. En bas, elles sont surmontées des clefs terminés par un important quadrilobe garni de pointes extérieures; dans le haut, par une tiare à trirègne munie de deux fanions et dont un bouton surmonté d’une croix orne l’extrémité. 

 

 

 

Nicolas Roger et Marguerite, dame de Limeuil

 

Nicolas Roger, seigneur d’Hermenc, est le fils de Guillaume II Roger et Marie de Chambron.

 

Avant 1364, Nicolas prit pour première épouse Marguerite de Galard, baronne de Limeuil, fille de Jean de Galard, seigneur de Limeuil.

 

Le couple donna naissance à quatre enfants suivants :

 

 

 

 

 

Le 5 février 1396, Nicolas se maria en seconde noces avec Mathe de Montaut et eut quatre enfants :

 

 

 

 

 

Marquis Roger et Catherine

 

Marquis Roger est le fils de Guillaume II et de Guérine, fille de Marquis, seigneur de Canillac. Il détient les titres de noblesse suivants : marquis de Canillac, vicomte de la Motte, seigneur d’Aubusson, seigneur de Langeac, seigneur de Chanteuil, seigneur du Pont-Château, seigneur de Lauzet, seigneur de Bellefaite et seigneur de Bayons.

 

Le 23 août 1360, Marquis épouse Catherine, fille de Béraud I, dauphin d’Auvergne. Le couple a eu les deux enfants suivants :

 

 

 

Le 11 mars 13994, Marquis se marie en seconde noces avec Éléonore d’Andouze, fille de Louis d’Anduze, seigneur de La Voute. Le couple donne naissance aux trois enfants suivants :

 

 

vicomte de Polignac

 

 

 

Cinquième génération

 

Raymond-Louis (Roger) et Marie de Boulogne

 

Raymond-Louis (Roger) de Beaufort est le fils de Guillaume III (Roger) de Beaufort et d’Éléonore de Comminges. Raymond-Louis est comte de Beaufort, comte d’Alais, vicomte de Turenne, seigneur d’Anduse et seigneur de Bagnois. Il prend le nom de Beaufort. Raymond-Louis est né en 1352.

 

Raymond-Louis épouse Marie de Boulogne, baronne de Saint-Just, le 28 octobre 1375. Marie est la fille de Jean I, comte d’Auvergne.

 

Le couple eut un certain nombre d’enfants, dont :

 

 

 

Membre de la noblesse limousine et provençale, Raymond-Louis de Turenne est apparenté à deux papes d'Avignon. Il est le petit neveu de Clément VI et le neveu de Grégoire XI. Époux de Marie de Boulogne, nièce de Jeanne, la seconde épouse de Jean II le Bon, il peut se prévaloir de ses relations avec la cour de France, pour laquelle il se bat dans la Flandre (chevauchée de Bourbourg), et de celles avec la papauté d'Avignon dont il commande les troupes en Italie (Piémont, Lombardie et guerre contre les Huit Saints de Florence). Raymond-Louis a été armé chevalier d'armes devant Cuneo par Amédée VI de Savoie en 1372.

 

Raymond-Louis de Turenne, qui fut Capitaine des Armes du Comtat Venaissin et Capitaine pontifical en Italie, reste surtout connu par la guerre et les pillages qu'il entreprit en Provence, dans les Baronnies et en Valdaine, aux portes de Montélimar, entre 1389 et 1399, après que la seconde dynastie angevine des comtes de Provence soit revenue sur les donations effectuées par la reine Jeanne. Mais dans sa thèse soutenue à Montréal (Québec), en août 1994, Régis Veydarier a démontré pourquoi, en droit féodal, le vicomte ne pouvait qu'entrer en conflit armé avec le pouvoir papal (antipape Clément VII et Benoît XIII) ou comtal (Marie de Blois) qui l'avait spolié.

 

La vie et des actes du terrible vicomte vérifient l’assertion qu’Emmanuel Leroy Ladurie portait sur nos ancêtres du XIVe siècle, pour lesquels, disait-il : «Vivre son destin, c’est tenir son rang et ne pas sortir de sa condition ».

 

C’est bien ce que fit un personnage de la taille du vicomte de Turenne en particulier face à son oncle, ce pape d’Avignon, l’antipape Clément VII, qui inaugura le Grand Schisme dans l’Église catholique et universelle. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le pontife avignonnais était plus enclin, vis à vis de son parent, à la provocation qu’à la bénigne mansuétude que sa Sainteté aurait dû naturellement avoir.

 

Raymond destiné, dès l’enfance, à recueillir l’héritage et les insignes privilèges reçus par les Roger de Beaufort fut aussi l’objet de sollicitations sans pareilles quand la Régente Marie de Blois lui demanda pour son fils cadet Charles du Maine la main de sa fille Antoinette.  Pour ne pas plier le genou devant son gendre, le vicomte, toujours prêt à tenir le rôle et le rang qu’il estimait être les siens, aurait cru faillir en acceptant. Il refusa et préféra faire convoler son unique héritière avec Jean II Le Meingre, dit Boucicaut.

 

Il suffit de dire que persuadé dès l’enfance que tout devait céder à ses désirs fougueux, Raymond de Turenne refusa toujours de s’incliner devant l’adversité et que le découragement était un excès qu’il ne connaissait point. Comme il ne croyait pas qu’on pût contrecarrer ses desseins, la moindre résistance enflammait son courroux. Le caractère décidé de cet homme avide de gloire et enclin à la colère, joint à une confiance inébranlable à lui-même, lui ont permis d’assouvir sa soif de possession et de forger à sa guise son devenir.

 

Marie de Boulogne est décédée en 1388.

 

Contrairement à une légende aussi fausse que tenace, Raymond n'est pas mort noyé dans le Rhône en 1399. Il s'installa dans sa vicomté de Turenne où il est connu sous le nom de Raymond VIII. Il est décédé en 1413.

 

 

  

Louis Roger et Jeanne

 

Louis (Roger), marquis de Canillac, comte d’Alais, vicomte de La Motte et vicomte de Valernes est le fils de Marquis (Roger) et Éléonore, fille de Louis d’Anduze, seigneur de La Voute.

 

Louis a épousé Jeanne, fille d’Étienne, seigneur de Norry. Le couple a donné naissance aux dix enfants suivants :

 

·         Marquis, lequel a épousé le 12 février 1405 Jeanne, fille d’Antoine, seigneur de Saint-Fargeau.

 

·         Robert

 

·         Charles, marquis de Canillac, comte d’Alais, vicomte de La Motte et vicomte de Valernes.

 

·         Jean

 

·         Jacques, marquis de Canillac, comte d’Alais, vicomte de La Motte et vicomte de Valernes.

 

·         Isabeau, laquelle a épousé Jean de Montboissier, seigneur d’Aubusson.

 

·         Anne, laquelle a épousé en 1460 Godefroid I, seigneur de Montgascon. Ce dernier est décédé en 1460.

 

·         Marguerite, religieuse.

 

·         Agnès, religieuse.

 

·         Jeanne, religieuse.

 

Pierre IV Roger et Blanche

 

 Pierre IV Roger est le fils de Nicolas Roger et Marguerite, dame de Limeuil. Pierre IV cumulait les titres de noblesse suivants : comte de Beauport, vicomte de Turenne, seigneur de Limeuil, seigneur de Miremont et seigneur de Charlus.

 

Pierre IV a épousé Blanche, fille de Gui III, seigneur de Gimel. Le couple a donné naissance aux deux enfants suivants :

 

 

 

Pierre IV est décédé en 1444.

 

 

(Source : divers sites Internet)